À l’attention des parents des élèves des classes de PJ, GJ & 12e

Objet : Synthèse de la réunion du 6 novembre 2006

Parents et institutrices, duo ou duel ?

 

Beyrouth, le 16 novembre 2006

 

Chers Parents,

L’entrée au préscolaire de votre enfant est une « étape ». Plus qu’ailleurs, parents et institutrices ont besoin de faire équipe. Durant ces premières années, le lien entre l’école et la vie doit être très fort.

Quelques conseils pour mieux vivre le temps au préscolaire

1. Réussir l’entrée de l’enfant au préscolaire

-        « Autorisez » (symboliquement) votre enfant à grandir, à se séparer de vous, à entrer dans sa vie.

-        Expliquez-lui les rythmes de sa journée. Il saura que vous ne le plongez pas dans un monde qui vous est étranger. Profitez-en pour lui parler de votre travail et celui de votre conjoint

2. De l’école il ne raconte jamais rien

-        Ne lui demandez pas de raconter sa vie en sortant de l’école.

-        Cela viendra en son temps à l’occasion d’un moment de détente, de confidence ou d’une association d’idées.

3.  Soyez courageux

-        Le jour de la rentrée et tous les autres jours qui suivent, ne pleurez pas.

-        Que votre « au revoir » soit confiant et serein. Cela le rassurera.

4.  Je n’arrive pas à me faire obéir sans crier

-        Entre trois et cinq ans, il est normal de dire et de répéter plusieurs fois les interdits et les limites

-        Apprenez à votre enfant à repérer qu’il a dépassé les bornes ou qu’il est sur le point de le faire.

-        Prenez l’habitude de capter, puis de soutenir fixement son regard. Faites « les gros yeux » pour lui faire comprendre qu’un simple regard doit lui suffire pour obéir.

5.  Il mord sans arrêt

-        Mordre est une sorte de jeu pour l’enfant qui ne sait pas bien parler.

-        Mais petit à petit expliquez-lui que « sa bouche » a fait quelque chose de pas bien joli, et qu’il devrait s’excuser de la personne qu’il a mordue.

6.  Il raconte des mensonges, il fabule

-        L’enfant perçoit très tôt que les adultes eux-mêmes passent leur vie à s’arranger avec la vérité. Il perçoit très bien et comprend très vite tout ce que vous dites de ne pas faire et que vous vous empressez de faire vous-même sans faire attention à lui.

-        Réagissez en le fixant et en lui donnant une chance d’avouer. Dites-lui : « j'ai confiance en toi et pour te garder cette confiance, j'ai besoin que tu me dises la vérité »

7.  Il ne dit jamais « bonjour »

-        Timidité, esprit de contradiction, désintérêt, les règles de politesse ne sont pas innées. Elles s’apprennent.

-        Le modèle parental joue énormément et finit toujours par se transmettre

8.  Il ne cesse de dire des gros mots

-        Les adultes ne sont pas les seuls autorisés à dire des gros mots

-        Trouvez une liste de mots et d’expressions de remplacement plus acceptables. Interdisez-vous d’insulter. Au pire, précédez vos insultes d’un : « je le trouve… », plutôt que : « quel…… »

9.  Il n’aime rien d’autre que les pâtes et le riz

-        Dès l‘âge du « non » l’enfant trouve dans la nourriture un moyen de s’opposer à l’adulte. Entre trois et six ans il traverse une période originale où sur le plan gustatif, il aime les mêmes choses.

-        Veillez à ce que votre enfant prenne un petit déjeuner bien équilibré. Attablez-vous avec lui. Faites un vrai repas.

-        Ne le laissez pas grignoter toute la journée. Faites preuve d’imagination, variez les formes, les couleurs, les sauces,…

-        Le but est de développer sa curiosité et d’élargir son univers alimentaire

10.  Il mange trop de bonbons

-        Gardez-vous d’associer les bonbons à une récompense. En revanche vous pouvez lui dire : « je suis fière de toi, je suis contente, je peux t’offrir un bonbon » ce n'est pas du tout pareil.

-        S’il vient les poches pleines à craquer de chez ses grands parents, ne jetez pas nerveusement les bonbons : votre enfant n’est pas responsable de la démesure des adultes.

-        Mais vous avez le droit de mettre de côté ces bonbons

11.  Il a « mal au ventre »  à la moindre contrariété

-        N’excluez pas d’emblée que ce soit vrai, et cherchez à en savoir plus. Surveillez l’évolution du «mal de ventre ».

-        D’une manière générale, les enfants qui ont souvent mal quelque part sont très sensibles et facilement anxieux.

-        Apprenez à repérer les situations et le contexte qui peuvent rendre malade votre enfant.

13.  Biberon, tétine, comment l’en débarrasser

-        Mâchouiller, téter, suçoter, etc. peuvent entraîner des retards de parole et des problèmes d’élocution (zozotement) ou de déglutition (bave…).

-        Rétrécissez peu à peu le champ d’occupation de l’objet.

14.  À trois ans, c’est trop long une journée continue à l’école

-        Le bruit, les horaires, le nombre d’enfants et le nombre d’adultes, l’ambiance moins « maternante », sont au programme.

-        D’où le conseil de ne mettre l’enfant à l’école qu’à partir de trois ans révolus et seulement à mi-temps c'est-à-dire jusqu’à 14h30 maximum.

15.  Réussir le grand saut grand jardin- douzième

-        L’enfant en 12e reçoit son premier cartable, premier signe tangible de son évolution. Il en a la responsabilité. Il est devenu grand. Plus question d’arriver en retard ou de manquer l’école.

-        À la fin de la 12e, l’enfant doit savoir lire, écrire, connaître la numération et la relativité des nombres (plus grand, plus petit)

-        Par ailleurs, l’enfant est soumis à de petits contrôles et reçoit un livret d’appréciations qui indique s’il pourra ou non se débrouiller en classe de 11e.

Comprendre ce que fait l’institutrice, respecter son travail, connaître votre rôle de parents,

Voilà qui devrait vous permettre de former avec l’institutrice de votre enfant

Un duo harmonieux, donc efficace !

Merci de votre collaboration.

Joumana Kurdi
Responsable du Cycle Préscolaire