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Le Père Recteur

Scolarité des deuxième et troisième trimestres de l’année 2019-2020

Le Père Recteur
JR/4012/20

Jamhour, le 29 janvier 2020

Aux parents des élèves du CNDJ et du CSG

Chers Parents,

Je vous écris cette lettre pour vous mettre au courant des décisions financières relatives à l’année scolaire en cours. Les temps sont difficiles pour nous tous et, comme déjà annoncé, un nombre non négligeable de familles ont du mal à régler les frais de scolarité de leurs enfants. Malgré tout cela, la direction du Collège, en accord avec les deux comités des parents, a décidé de geler toute augmentation des scolarités pour l’année en cours.

Grâce à la campagne internationale lancée le 19 décembre 2019 pour collecter des fonds au profit du Collège en cette période de crise (qui a donné +686,608,362 LL à ce jour), nous espérons pouvoir combler, en partie, ce déficit. En effet, la trésorerie du Collège affiche déjà un grand déficit dans les paiements des scolarités de l’année dernière (-852,332,515 LL à ce jour) et dans ceux du premier versement de cette année (-1,665,724,341 LL à ce jour). Ces chiffres pourraient atteindre la somme de plusieurs milliards de livres libanaises d’ici la fin de l’année. Cela dépendra de la situation économique et politique du pays et de la capacité du système bancaire libanais à résister à la crise.

Quoi qu’il arrive, et contrairement à ce qu’a insinué le nouveau Ministre de l’Éducation dans une entrevue accordée au quotidien An-Nahar le 22 janvier 2020, le Collège continuera à accomplir sa mission jusqu’au bout et ce, jusqu’à épuisement de ses ressources. Ce principe, qui a toujours été le nôtre, ne sera jamais remis en question ! Nous comptons sur la générosité de nos donateurs, qui sont en grande partie des parents d’élèves et des Anciens, pour poursuivre notre « résistance éducative » au milieu du chaos économique et politique que traverse notre pays.

Vous souhaitant, malgré tout, une année sereine et paisible, je vous prie d’agréer, chers parents, l’expression de mes considérations les meilleures.

Campagne internationale de collecte de fonds pour le Collège Notre-Dame de Jamhour

Le Père Recteur
JR/3995/19

Aux Anciens Élèves et aux Amis du Collège Notre-Dame de Jamhour :
Objet : Campagne Internationale de Collecte de Fonds.

(version pdf)

Jamhour, le 19 décembre 2019

Chers Anciens et Anciennes,
Chers Amis du Collège,

 

Je vous lance cet appel à un moment délicat de notre histoire en tant qu’institution et en tant que nation. Comme vous le savez tous, notre pays traverse une crise économique sans précédent depuis la Première Guerre mondiale. Ici n’est pas le lieu de vous en exposer les raisons ; vous les connaissez tous. Je pars surtout d’un constat actuel : le pays est au bord du gouffre économique.

De fait, le système bancaire, colonne vertébrale de l’économie libanaise, est quasiment paralysé. Les liquidités se faisant de plus en plus rares, les dépositaires ont perdu la liberté d’usage de leur argent. Désormais, il existe deux taux de change du dollar américain : le taux officiel dans les banques et le taux des bureaux de change. Le citoyen libanais est touché par la hausse significative des prix dans tous les commerces. Les entreprises licencient leurs employés et ferment les unes après les autres. Le matériel médical et chirurgical n’est plus disponible en quantité suffisante dans les hôpitaux. Les différents secteurs économiques subissent, eux aussi, de plein fouet les retombées de cette crise aiguë.

Aussi les écoles sont-elles loin d’être épargnées. Au Collège Notre-Dame de Jamhour et au Collège Saint-Grégoire, un nombre croissant de familles sont dans l’impossibilité de régler les frais de scolarité de leurs enfants. Beaucoup de parents se retrouvent à la fin du mois avec un salaire réduit ; certains sont sur le point de perdre leur travail ou l’ont déjà perdu. Nombreux sont ceux qui sollicitent, pour la première fois, une aide de la part du Collège, pour que leurs enfants puissent y poursuivre leur scolarité. D’aucuns n’osent même pas demander de l’aide et ce, par dignité ou par manque d’habitude. C’est du jamais-vu dans l’histoire de notre Collège !

واقع المدارس الخاصة في ظل الوضع الاقتصادي مع الاب شربل باتور

واقع المدارس الخاصة في ظل الوضع الاقتصادي مع الاب شربل باتور (تيلي لوميار 7-11-2018)

P. Charbel Batour, invité de l’émission Happening du 19 juillet 2018 sur la MTV.

P. Charbel Batour, invité de l’émission Happening du 19 juillet 2018 sur la MTV.
Le recteur du Collège Notre-Dame de Jamhour est interrogé sur la culture francophone et sur sa récente décoration dans l’Ordre des Palmes académiques.
La crise du secteur éducatif privé est également à l’ordre du jour.

Lien de la séquence : https://youtu.be/S5CBFNTzBWw

Discours, réponse à la décoration des Palmes Académiques (16 juin 2018)

Très Révérend Père Dany Younes, Provincial de la Province Jésuite du Proche Orient et du Maghreb,

Lettre du P.Recteur : La Parade en Terminale

Le Père Recteur
JR / 3895 / 18

Jamhour, le 16 avril 2018

À l’attention des parents des élèves du Collège Notre-Dame de Jamhour

Chers parents,

Je vous écris cette lettre pour vous faire part de la décision du Collège concernant une pratique qui date depuis plusieurs années en Terminale et que l’on a pris l’habitude d’appeler, au cours de ces dernières années, « la parade ». Vendredi dernier, 13 avril 2018, les classes de Terminale ont organisé leur parade au Collège pour marquer la fin de leurs cours en Terminale et la fin de leur parcours scolaire.

Comme vous le savez, l’école n’a jamais été très chaude pour cette pratique ; elle l’a tolérée dans les années dernières afin de canaliser la tendance excessive des élèves au débordement en fin de Terminale. Le constat que nous avons fait cette année, c’est que cette formule n’a plus sa raison d’être ; elle a atteint une limite que nous ne pouvons plus tolérer. Le Collège dit clairement aujourd’hui qu’il est incapable de gérer une telle entreprise. Dorénavant, nous ne voulons plus cautionner ce genre de débordement au sein de notre établissement, quel que soit le prix d’une telle décision !

Chers parents, nous n’avons plus les moyens de gérer de grandes masses complètement déchaînées sans recourir aux forces officielles de l’ordre, ce qui ne serait pas très élégant ni pour les élèves ni pour le Collège. Même les Scouts du Collège ont été débordés par une organisation qui les a complètement dépassés et par les exactions d’élèves qui n’ont tenu compte ni des petits ni des grands. De plus, les sommes d’argent récoltées auprès de tous les élèves du Collège (!) et dilapidées pour financer une telle activité auraient pu être dépensées pour des activités plus productives et moins nocives. Et le nettoyage du Collège, à qui donc cette tâche incombera-t-elle ? À quel prix ? Pourquoi ? Est-ce juste d’imposer une telle tâche aux femmes de ménage et aux employés étrangers ? Est-ce vraiment l’éducation que l’on veut promouvoir et dont on peut être fier ? Il y a là quelque chose de fondamental à reconsidérer !

Lettre du P.Recteur : Scolarité du troisième trimestre

Le Père Recteur
JR / 3893 / 18

Jamhour, le 10 avril 2018

Aux Parents des élèves au Collège Notre-Dame de Jamhour et au Collège Saint-Grégoire

Chers Parents,

Nous vous envoyons la facture du troisième versement de la scolarité de vos enfants pour cette année 2017-2018. Comme convenu avec le comité des parents, ce troisième versement[1] est constitué de 25 % de la scolarité de l’année dernière 2016-2017 et de la moyenne des augmentations pour cette année 2017-2018, qui s’élève à 676.000 L.L. par élève pour le CNDJ et à 670.000 L.L. pour le CSG. Cette augmentation, prévue par la loi 46/2017, ne concerne que l’augmentation du salaire de base des enseignants. Quant à l’augmentation prévue pour les 6 échelons exceptionnels[2], elle sera reportée pour l’année ou les années à venir ! Tout dépendra de la modalité de paiement que le Ministère ou le gouvernement préconisera !

Comme vous le savez, nous attendons depuis le mois de septembre 2017 une solution à ce problème que l’État libanais a créé pour tout le monde ! Jusqu’à la date d’aujourd’hui, la solution ne semble pas à portée de main. En débattant, le 29 mars dernier, du budget de l’année 2018, les députés ont refusé, pour la deuxième fois, la proposition du Premier Ministre de séparer les deux législations, celle du privé et celle du public. Cela veut pratiquement dire que nous serons toujours condamnés à payer ce qu’un tiers décide pour nous, à savoir l’État libanais, sans que ce tiers n’assume vraiment les conséquences de ses décisions. Cela va clairement à l’encontre de la lettre et de l’esprit de la Constitution libanaise qui défend, dans l’article 10[3], la liberté de l’éducation au Liban. Quelle liberté nous reste-t-il si l’État intervient, à temps et à contretemps, dans le secteur privé ?! Oubliant ou faisant la sourde oreille à l’appel de toutes les institutions privées et des hautes instances religieuses, les députés – nos élus – ont cru soutenir les enseignants du Liban contre les institutions privées. Les parents d’élèves et les établissements privés auront, en fin de compte, à payer les augmentations qu’ils n’ont jamais décidées. Comment des députés, qui cherchent à se faire réélire le 6 mai 2018, votent une loi contre les intérêts de la majorité de leur électorat, à savoir contre les parents d’élèves, dont le nombre constitue dix fois plus que celui des enseignants du Liban ? Voilà un paradoxe propre à notre pays et à notre culture politique !

Parents : Lettre adressée aux parents : directive n°63/m/2018

Beyrouth, le 2 février 2018

Chers Parents,

Le comité des parents, dans le souci de servir au mieux vos intérêts, et en se basant sur la directive  n°63/m/2018, datée du 22/1/2018 émise par le ministère de l’Éducation Nationale accordant un nouveau délai à savoir le 28/2/2018  aux écoles privées pour la soumission du budget scolaire, a décidé de suspendre pour le moment la signature du budget en attendant des solutions équitables, notamment la contribution de l’État pour résoudre la crise sociale que provoquera indubitablement  l’application des lois régissant le secteur éducatif non seulement cette année mais dans les années à venir.

Ce délai permettrait, comme l’a promis le Président de la République, la tenue d’un Conseil de Ministres exceptionnel  pour régler la crise de l’enseignement du privé dans le but  de trouver des solutions favorables à toutes les parties concernées (Parents, Écoles et Enseignants).

Pour le moment, la scolarité du deuxième trimestre qui vous parviendra, correspondra à 45% du montant de la scolarité de 2016-2017.

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